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lundi, 21 avril 2008

Il te regarde

Il te regarde, pas très sûr,
De la glace coule sur son corps,
Où devant tes yeux qui voient son corps,
Sous le voile, magique,
Tu devines ce qu’il dirait s’il te voyait.

Déjà, il regarde ailleurs.
Déjà il ne t’a pas vu, encore,
Il doit être sûr que tu n’existes pas,
Un jour il écrira que tu n’existes pas,
Il mettra en bas de la page qu’il faudrait t’inventer.

Il s’imagine des choses à mille lieux,
Il ne peut pas mieux t’ignorer,
Déjà, la défaite, apprivoisée, murmure,
Tu ne peux plus regarder ce soleil,
Même ces mains, quand tu le regarde de biais te font du mal,
Ces mains te battent jusqu’aux larmes invisibles.

Tu es invisible, et c’est ton drame,
C’est peut-être ton seul lien à lui,
Il consent à tes silences,
Il s’approche maintenant doucement de la table,
Il est au comble de ce qui pourrait briser ton silence,
Et c’est toujours trop court, il passe,
Demain, encore, à seize heures,
Tu viendras peut-être.

Il est toujours trop loin,
Il est toujours trop court,
Il sourit toujours,
Il s’échappe pour le demain,
C’est ta définition de l’amour,
Il, toujours dommage, encore,
Il, comme un port, toi, un bateau.

ML
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Commentaires

Beau...Etrange...Solaire.Oui,solaire.
J 'aime assez (j ai lu aussi le texte "marseilleIII" qui m a fait pensé à Borhinger : " cest beau une ville la nuit')*.
*c est un compliment..:-)

Ecrit par : ESTELLE | jeudi, 10 février 2005

Merci pour ce commentaire qui est le premier, Ca m'a fait plaisir, je vais bientôt écrire la suite de Marseille. Est-ce que tu as un blog? A bientôt.
Matthieu

Ecrit par : Matthieu | jeudi, 10 février 2005