dimanche, 20 février 2005

7ème

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De l’histoire il ne reste que peu, qu’un peu à la fin, rien de plus que toi là-bas. Un peu de temps séparé d’autres temps, un moment étendu entre deux points, pointillés liés d’avoir été. Ta présence, limitée, inspire l’intimité noyée des distances évoquées. Passages volages. Méthodique disparition.


Du temps rien n’apparaît, juste, parfois, quelques instants gagnés en dedans, profondément investis de la réalité effacée, blessure chaleureuse qui cicatrise et attise. En passant, parfois, toucher ou effleurer, ressentir au moins, être là, ici, chaque fois, loin de là au-delà de toi.


Du devenir, tu seras sans être ici, loin, souvent, mélange égale de rires égarés, dans les mouvements sinueux de ton choix décidé. Chacun s’efface alors, pénible routine de l’oubli, chacun s’imprègne déjà, remarque la seconde et l’avale. Et si nous fûmes dans la façade des visages, ce ne fut que pour sentir l’écrit de chacun.


De l’avenir, tu es dépassée, fragilité limpide. Alors simplement, il ne restera rien, ou peut être un peu, ou juste le souffle de l’aveu bruyant de tes gestes évasifs, puisque dans le palpable et l’éthique du départ, tu vis.

Julien Brousse


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