dimanche, 05 juin 2005
Non de dieu (ainsi est l'UE)
Trop conjoncturelle, pas assez structurelle. Peut-être est-ce l'appréciation que beaucoup d'électeurs ont voulu laisser à la constitution proposée. Evidemment on ne peut pas ignorer le fait qu'un certain M Jacques C à, comment dire, inciter un certain nombre vers le vote, heu, négatif.
En laissant de côté ce vote "national", ne peut-on pas souhaiter que l'Europe nous propose une constitution plus rassurante et donc plus ancrée dans une certaine intemporalité. Est-ce le rôle de ce texte, premier et fondamental, de se calquer sur les inquiètudes des temps présents? Et, inversement, doit-elle s'ériger comme un repère par rapport à ces mêmes inquiétudes?
Non, c'est bien là le rôle des traités qui entérinent, eux, des décisions prenant acte de la conjoncture. Pensons plus simplement au sens même de ce mot constitution qui incite à l'apologie de valeurs fondamentales qui doivent devenir des repères primitifs et intemporels. Un sociologue pourrait dire qu'elle peut-être un élément tangible de l'appartenance à une même société. Le marché est lui un fait, un mécanisme, qui, par définition, répond à des logiques plus temporaires. "Les hommes naissent libres et égaux en droit", voila une phrase qui, je l'espère, peut être inscrite dans le marbre blanc de la "longue histoire", mais, la place des "services publics", doit-elle être définie sur ce même marbre?
Messieurs les constituteurs, dites nous avant votre prochaine copie, ce qu'est une consitution.
Matthieu Lefranc
12:20 Publié dans - M L, Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ecriture
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