dimanche, 03 juillet 2005

Rangaine de dégaine

Encré, identifié, labélisé. Notre ministre de l'intérieur devient une référence, une icone d'une certaine manière d'aborder la politique. Jovial viril, partagé entre une agressivité latente et une compréhension trop "aware" des masses. Inspiré des repas de Valéry ou bien des rencontres de Pompidou, il est en course pour l'équilibre difficile entre fonction ministérielle et symbiose populaire. Mais cette fonction symbolique est-elle la mission d'un ministre? Ne pourrait pas t-on dire à Monsieur Sarkozy que la proximité c'est bien mais ce n'est pas le travail d'un ministre d'Etat. Est-ce normal, déonthologique et éthique de dénoncer l'exercice de la justice?
A trop porter de jugement ne devient-on pas un éditorialiste qui se doit de poser des questions pour que les pouvoirs réagisses? En réalité, cette tache serait parfaitement dévolue à un président de parti politique qui ne serait pas ministre. A un président de parti politique qui se doit de déclancher ces stimulis. Bien sur que l'on vous reproche votre poujadisme, votre tendance à réagir de manière impulsive à des évènements qui, le plus souvent, ne sont analysables que dans le recul et la complexité. Encore une fois, et comme vous le disiez de manière maladroite et peut-être injuste à un fonctionnaire de l'autorité publique, chacun doit rester à sa place. Le danger est alors, au delà d'une quelconque prise de position sur vos propos, d'être au final perçu comme un usurpateur en campagne et en critique mais jamais au travail.
Les notes blanches des RG ont-elles à être commenté fussent-elles sur votre famille, les décisions de justice n'ont pas à être condamné fussent-elles vecteurs de popularité...Les effets d'annonce c'est bien mais ce n'est pas le rôle d'un...

ml

Les commentaires sont fermés.