vendredi, 29 juillet 2005

De la peau

medium_ff.jpgTa langue entre mes doigts, je m’apprête à toi, à te verser au dessus de moi.

T’interdire.

L’appât de toi se résorbe si peu,

Amputé souriant du morceau repoussant,

Là.

Je me blesse de toi comme ta langue entre mes doigts.

Paisible caresse de tes crachats. Répandre.

J’avale le sable de toi, la pierre et la terre de toi.

Ma bouche.

Elle se déchire de ton goût.

L’air s’impose et s’arrête et tu es là.

M’approcher pour te toucher et je ris.

Je suis celui qui te voit, qui absorbe tes secondes et ton regard,

qui se dresse autour.

Ma main.

Pénétrer et posséder un peu et le croire au moins un peu.

Et le croire encore un peu.

Se rappeler ta sueur et ta langue entre mes doigts.

Elle est toi qui parles en murmure, en sons.

Ecouter ce que tu es.

Ma langue entre en toi,

Destin savoureux.

T’aimer.

Et revenir au bruit métallique, à l’ouverture.

Au début débordant.

De nouveau ta langue entre mes doigts, glisse entre mes doigts, au centre, au sensible.

Enfin s’imprégner.

Toi. Tant de fois.

Julien Brousse

dimanche, 24 juillet 2005

Contre l'humanité tapis dans l'ombre

La stratégie de la terreur est donc lancée, planifiée peut-être. Une ville d'Egypte vient compléter le tableau noir, décidemment sombre et peu lisible. Faut-il être un fin limier du contre-espionnage pour envisager une lecture cohérente de ces actes. Ou bien ceux-ci ont-ils pour seul objectif de terroriser des populations, un mode de vie, qui engloberait pèle-mèle les Etats-Unis, l'Espagne, le Royaume Unis ou encore l'Egypte...
Bush a certainement enflammé le monde en montrant que les Etats-Unis faisaient peu de cas des principes onusiens, mais que veulent-ils? Sont-ils une multitude de fascinés? Ont-ils des contacts avec des Etats? C'est bien ce statut de nébuleuse obscure qui engendre fatalement une sur-angoisse. Le loup est fourbe et attise tous les feux sur tous les fronts. Il brouille les cartes, creuse les antagonismes et tue des innocents.
Ce n'est que dans ces eaux troubles qu'il déploie ses malheurs, sans limites, peut-être jusqu'à ce que sa disparition devienne une cause vraiment mondiale.

ml

lundi, 11 juillet 2005

Larmes amères et amères armes

"Il pleut sur Paris" je répête "il pleut sur Paris", ici Radio Londres "La Tamise est calme". D'aucun dirait que l'Europe file à l'anglaise et pourrait ajouter que les jeux partent avec. Ce n'est pas sur l'ile qu'on se sent le plus isolé mais bien sur la terre ferme, il faut bien constater qu'au delà du simple enjeu olympique le risque d'une super dépression est possible. Le jour d'après il pleut sur Londres et c'est le blitz, comme si la grande anglaise semblait christallisée à ce moment toutes les craintes et les angoisses de l'Europe occidentale. On s'arrache pour des jeux qui forgeront sans nul doute le moral du pays vainqueur (pas des jeux eux-mêmes, cela est anecdotique, mais bien de leur réalisation), et, tandis que s'affiche au grand jour le mal de nos pays: l'absence d'espoir ou tout du moins d'espérance, vient la déchirure. Le crime infame, aveugle, désapointant de cruauté. Il vient nous rappeller que d'autres pays ont choisi d'entretenir la peur en guise de route, de ligne d'horizon. Il vient, et c'est le pire, conforter les fascinés du protectionisme. On parle de guerre, on dit qu'elle est totale, et on doit evidemment combattre ces instigateurs. Mais, ne doit-on pas, en même temps, commencer enfin un travail de rapprochement avec les autres "mondes", n'est-ce pas ça l'esprit olympique. Il est certe imprudent et sans doute même maladroit de raisonner ainsi mais on ne soigne pas le mal que par le mal. Nous sommes tous londonniens et éthiopiens et afgans. Tentons la synthèse, peut-être au delà d'une marginalisation tiermondiste d'une telle démarche. Il faut terroriser les terroristes, certe, mais il faut sûrement et à long terme, forcer le rapprochement.

ml

dimanche, 03 juillet 2005

Rangaine de dégaine

Encré, identifié, labélisé. Notre ministre de l'intérieur devient une référence, une icone d'une certaine manière d'aborder la politique. Jovial viril, partagé entre une agressivité latente et une compréhension trop "aware" des masses. Inspiré des repas de Valéry ou bien des rencontres de Pompidou, il est en course pour l'équilibre difficile entre fonction ministérielle et symbiose populaire. Mais cette fonction symbolique est-elle la mission d'un ministre? Ne pourrait pas t-on dire à Monsieur Sarkozy que la proximité c'est bien mais ce n'est pas le travail d'un ministre d'Etat. Est-ce normal, déonthologique et éthique de dénoncer l'exercice de la justice?
A trop porter de jugement ne devient-on pas un éditorialiste qui se doit de poser des questions pour que les pouvoirs réagisses? En réalité, cette tache serait parfaitement dévolue à un président de parti politique qui ne serait pas ministre. A un président de parti politique qui se doit de déclancher ces stimulis. Bien sur que l'on vous reproche votre poujadisme, votre tendance à réagir de manière impulsive à des évènements qui, le plus souvent, ne sont analysables que dans le recul et la complexité. Encore une fois, et comme vous le disiez de manière maladroite et peut-être injuste à un fonctionnaire de l'autorité publique, chacun doit rester à sa place. Le danger est alors, au delà d'une quelconque prise de position sur vos propos, d'être au final perçu comme un usurpateur en campagne et en critique mais jamais au travail.
Les notes blanches des RG ont-elles à être commenté fussent-elles sur votre famille, les décisions de justice n'ont pas à être condamné fussent-elles vecteurs de popularité...Les effets d'annonce c'est bien mais ce n'est pas le rôle d'un...

ml

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