mercredi, 16 novembre 2005

100 jours pour convaincre, trois mois pour...

medium_94c7cfba8f7441b5a089f03a3bb1e347_51660_2.jpegComme le faisait remarquer un jeune homme brillant et issu de l'immigration sur un plateau télévisé, aurait-il été invité sans les "émeutes"? l'émission aurait-elle eu lieu? Si oui, pour parler de quoi? Non, il aurait peut-être été invité sur un programme court et à France Trois (Sagacité) ou bien encore sur un plateau artésien à moins que Direct 8 n'ait un plateau à composer. Sans cautionner les sacages menés dans les banlieues on peut légitimement s'interroger sur leur "utilité finale". Le parti pris est certe tengeant et c'est peut-être pour cela même qu'il est peu couru par les médias. Pour aborder cette question, et pour assurer le lecteur de l'indépendance de ces lignes, demandons nous si des tentatives d'alertes pacifiques ont déjà eu lieu. Des tentatives comme des album de rap (IAM décrivant des quartiers tournés sur eux-même, NTM décrivant la vie des fils de banlieues, Assassin peignant lui aussi le décor) qui sont distribués par les grands réseaux, des démonstrations de testing débouchant sur une jurisprudence homologuant le testing comme preuve du délit, et puis les chiffres à disposition de toutes les autorités politiques ou administratives. Alors oui, on peut légitimement penser que, sans être réfléchis ni coordonnés, et donc de manière individuelle plutôt crapuleux, ces délits en masse constitus aussi une révolte débouchant sur une réelle prise en compte. La violence utile à la compréhension n'en est pas pour autant acceptable mais, en l'occurence, elle débouche sur de réelles avancées à commencer par la reconnaissance, au plus haut niveau, d'une certaine passivité de l'Etat à l'égard de situations délictuelles: racisme à l'embauche ou au logement ou encore non-respect d'un engagement pour les 20 % de logement sociaux.

Ne peut-on pas croire que l'exclusion d'une partie de la population des cent jours de Villepin ait conduit cette même population à commettre les trois mois de Sarkozy. On peut être non-violent et reconnaître qu'après coup, l'avenir des quartiers, tout en restant précaire par la fragilité des engagements, prend au moins une direction nouvelle. Pour le choix des mots dont il est tant question pensons aux différences entre: émeutes, violences et ... révolte. La légitimité ne s'obtient pas par les coups mais par les ... Révolutions.

ml

Commentaires

"Ils vont pas me piquer mon boulot de dans deux ans quand même !!!" :))

Ecrit par : Ds.2 | mercredi, 16 novembre 2005

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