samedi, 19 novembre 2005

Hô Tunis

medium_photo_177.jpgDe mémoire y a t-il déjà eu une liberté de la presse en Tunisie? Si oui une telle assertion ne nécéssiterait-elle pas une étude faite sur place et donc, par définition, interdite?

Comment le Président Ben Ali, une sorte de cher leader du trou noir internet, ne réalise t-il pas que de telles attitudes ont comme résultante la perte du pouvoir. Notons que refouler le Secrétaire Général de Reporter Sans Frontière en plein conseil de l'ONU sur l'information apporte peut-être un avantage pour le pays ou pour le Président. Mais lequel, on sait pourtant le Président fin tacticien. En réalité il semble se noyer dans le comportement grossier et maladroit: tabassages de journalistes, filatures d'intellectuels dignes des plus grands "Pierre Richard" ou encore pentalonnade de mots à la tribune onusienne pour ne pas associer le mot internet à celui de liberté. Voila, cher Président, vous devenez un dictateur comme un autre, mégalomane et aveugle au point de mettre en danger votre propre pouvoir.

Certain régimes s'y sont essayés mais, si ignobles fussent-ils, ils avaient au moins l'alibi ou l'aliénation religieuse. Là on ne voit pas, il ne reste alors plus que des mots venus de l'étranger; consternant, indigne ou encore "fou du pouvoir". Les troupes silencieuses n'en sont que plus puissantes et, qu'elle soit de jasmin, de rose ou de sang, la révolte est à craindre.

Il n'est pas temps de partir mais peut-être de s'honorer à risquer le jeu de la liberté de penser. Hô Tunisie, que tu es belle mais si triste de silence.  

ml

 

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