vendredi, 12 mai 2006
L'ordre de l'alphabet
L’ordre de l’alphabet.
Je suis toujours surpris par votre présence indicible, par l’étrange et le paisible.
Rien ne dit plus que vous au moment de dire. Rien.
Parfois, simple mime, je deviens une virgule, je croise le peu que j’imagine.
Tout s’attaque autour, tout retrouve le vous de votre vertu symbolique.
Petite limite au registre insignifiant.
Si seulement vous saviez quand les multiples retours apparaissent,
Quand je ressens le moment d’être celui qui suit le sens.
Vous abreuvez tant et sans autre visage que l’intimité.
Pour aller où, pour surmonter qui ma très chère minuterie ?
La simplicité parle peu finalement, vite dit et labouré de lèvres.
Je me dresse devant vous sans comprendre la chaleur empressée.
Je ne cherche qu’un peu de votre intérieur effarant, de votre enveloppe finalement.
Pour en savoir un peu plus, il m’arrive de penser en suivant les lignes,
Sans plus, au cas où, pour voir, juste pour voir. Rien de plus.
D’autres fois, il me semble que vos suintements s’amenuisent,
Que vous glissez moins bien le long de votre virulent décor,
Que votre lenteur sereine s’ennuie et que vous tremblez.
Ne riez pas, vous tremblez parfois,
D’un tremblement éteint et lasse, minutieux. Puis plus rien.
Mais vous tremblez encore.
Alors, en peu de choses, je me décime à vos cotés,
D’un geste futile, insolent, je tends vers vous, vers vos versets impudiques.
Un peu apparaît alors, aucune symétrie dans les restes,
Tout s’entasse, sinueux dans mes doigts effarés,
Le lisse s’étouffe de transparence et je suis au devant de vous,
Pour devenir un mot, celui que j’écris puisque vous êtes.
JB
23:35 Publié dans - Julien Brousse, Poèmes | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Poèmes
Commentaires
j'aime bien monsieur JB
Au quand des mots sur le mois ... d'avril 2008
Dans l'attente de vous lire
lb
Ecrit par : lb | samedi, 10 novembre 2007
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