dimanche, 14 mai 2006

Notre symphonie

medium_juh.jpgDeux secondes encore, et c'est magique. Simple comme du babillement. Las de l'indiscible, du Roméo en sueur encore et toujours pendu à son balcon. Juste au creux de ma simplicité. Juste s'avançer. Des pas. Traces invisibles comme le rien des mots, juste suspendu à la pluie ou au brûlant du soleil. Plus de mystiques "chérie comme an again", rien de moins et donc plus de cris sur mms, de si suaves salés sussurements sur sms. Encore, à deux doigts de nos souffles, et de ce qu'il est bon de nous toucher. Ils s'étaignent les démodés décors, décousus et embarrassés de "tu sais", mimiques improbables aux buts à peine tranchant. Je sens maintenant ton souffle. Il n'est rien de plus romantique à nous que ce silence ponctué de nos souffles. Pas besoin, je crois, de s'imaginer à l'autel de nous. Ils sont fades ces rouges sublimatiques, trop arrogants pour leur prêter quelques crédits. Je n'ai pas besoin de le dire au passé simple, à l'imparfait, d'être un tant soit peu dans ma démesure verbale.

Reste, entre nous et le silence que le bruit parasite si doux de la ville qui palpite de ses nous. Pour nous, et c'est peu dire, à ce moment, nous survolons les bruits et les silences. Voila une vrai symphonie.

ml

Ecrire un commentaire