mercredi, 26 juillet 2006

Idéal Rodéo cherche good business

medium_IMG_0437.jpgCa n'arrive jamais que quelqu'un vienne expliquer à votre voisin qu'un réveil ne s'active pas quand on part en vacances, que le monsieur qui nettoie la rue n'est pas missionné pour le gravillonnage de votre voiture. Je n'ai plus qu'à chanter dans ma voiture crasseuse "je ne suis pas un héros", ou encore le plus contemporain "qui se soucie de moi".

Je chante sans me douter que dans quelques minutes je pourrais ponctuer ma petite litanie d'un très veillard "et si c'était que ça". J'aurais pû crever un pneu, tuer un passant, me foutre en l'air. Non. Le destin avait choisi ce jour là un sort plus funeste. L'éclaboussure de merde sur ma veste, juste avant la réunion. Déjà dix minutes de retard avant impact. Choix crucial, arrivée sans veste. Pourquoi avoir choisi ce tee-shirt mickey...

 

medium_images.6.jpgJe pose discrètement la veste dans les toilettes du hall, en réalité je la cache sous l'évier. Pour une fois le gardien à l'entrée avait le sourire. Le tee-shirt. Mauvais ou bon présage? Je dois maintenant, avec un quart d'heure de retard, rejoindre la salle de réunion au cinquième étage. Je sens bien que ma tenue me pousse un peu à l'euphorie. Il me faudrait un costume sombre, oui une bonne gabardine foncée. Plus que quelques pas jusqu'à la salle. La porte est fermée. Je retrouve le sentiment d'angoisse perdue d'arrivée en retard aux cours du collège. Ici la porte est solide, impossible de savoir ce qui se dit à côté. Pas de sonnette, je dois faire une entrée impromptue, pour le tee-shirt, aucune solution. Je vais ouvrir franchement la porte...

 

medium_CA3TPD0L.jpgNe dites jamais à quelqu'un que tout le monde vous emmerde. Vous vous sentirez bien vite, et bien logiquement seul. Comme moi devant cette porte. C'est con mais les secondes durent une éternité, je vois ma vie défiler. Peut-être suis-je en train de mourir devant cette porte. Trouvera t-on un jour ma veste? Quelqu'un arrivera t-il à démêler le fil. Il a taché sa veste, il l'a laissé là. Puis. Puis quoi. Je me remémore ce qui fait de ma vie une chose particulièrement singulière. Je suis à moi tout seul une terrible machination. Il faut dire que je me sens particulièrement mal. La porte est toujours close et le silence toujours pesant. Le couloir est plutôt illuminé et peu étroit. Je m'assois sur une chaise, postée à gauche de la porte. Je suis au bord de quelque chose à la vue de cette poignée. Le temps fait oeuvre paresseuse. Ou c'est moi qui contemple ma vie avec une extraordinaire rapidité. Je ne suis pas qu'un cadre en retard habillé comme pour un congrès des tops managers de chez Google. L'euphorie burlesque me cloue sur la chaise sur laquelle je me plonge en moi même. Ma vie ne se résume plus au fond qu'à une semaine. Mardi dernier...

 

J'avais posé mes mains sur les petites colline rondes. Il est sept heures trente, peut-être quarante. Tu dors légèrement.  

 

à suivre...

ml

 

samedi, 22 juillet 2006

Ma lune n'est pas noire

medium_images.5.jpgAssise, les jambes croisées. Je t'imagine, tu me regardes. Je dis "tu donnes à voir ton corps, rien n'est plus beau que notre temps à ce moment là". Je suis toujours surpris de ne pas te trouver embusquée un soir devant ma porte. Il est temps, et je te dis "un soir, au creux de cette porte, j'aimerais t'embrasser", tu sors à peine de l'ombre silencieuse. Tu t'animes, donnes encore à entendre ton silence magnifique. Un jour plus loin, et il serait trop tard. Je sais que tu n'as pas la patience de laisser mourir ces moments. A peine ce que je pourrais t'envahir. Juste à quelques souffles. Je sens à présent tes lèvres gonflées sur ma bouche. Il n'est rien de plus sensuel, de plus électrique. Joues, coups, mentons. On n'en avait oublié, en laissant mourir nos rêves, la sueur caline de nos peaux...

Les jambes croisées, tu me regardes. Assoupie de ces langueurs. J'ai le visage en feu, et le coeur et le tout de toi. Donne à voir, encore, comme je ne peut qu'être que ce que tu désir de l'être. Au fond du feu, de ce couloir entre nous. Laissons envahir nos peurs, comme en sommeil, je te sens comme la plus belle odeur de mer. Assise les jambes croisées, je crois que je rêve...

Il est encore temps de se languir sur nos peaux à peine affectées de la chaleur du temps qui passe. J'aime la mélancolie de ton regard. Ton souffle. Un peu de ta voie qui part dans nos nuages. Nos peines. Nos nos... De se languir. Encore un peu de temps. La chaleur qui passe, juste une petite douceur à peine subtile.

Assise les jambes croisées, j'ai rêvé, je crois. Tu peine pourtant à disparaître de mon regard. Je sais que tu es là.

ml

 

dimanche, 02 juillet 2006

Un si joli petit ballon...

medium_doc-128.jpgTomber les sombreros, nous ne sommes pas à Mexico; fini les rapides et zveltes matchs sous le soleil à l'ombre du premier empire. Bienvenue en Allemagne, bienvenue au Mundial. A l'ombre des jeune filles en fleurs (celles du super-bordel de Berlin), sommeille encore doucement une équipe tricolore. Et un, et deux, et trois on se lêve les petits gars. C'est pas la voie tonitruante du Père Jacquet, hé merde c'est ce con de Raymond qui nous fait sa blague.

Las, nos ving-trois, ils se lèvent (en direct sur Orange mobile), on a différé la sieste de Fabien et de Grégory, ils arrêtent pas de se chamailler ces deux là. De toute façon tant que Zinédine est là... Merde c'est vrai que déjà au Japon on avait testé cette formule, et...

Si seulement on pouvait gagner et se serait l'euphorie, le miracle de la "croissance mundial". A coup de matchs nuls et nuls peut-être que? De toute façon si on perd on aura trouvé une bonne raison à nos problèmes. Si si la France à de gros problèmes, je vous le jure. Elle est crispée (comme son équipe), s'enferre dans le principe de précaution (comme son équipe), donne des leçons (comme son équipe). On s'en fout de toute façon on ne change pas une équipe qui...

DERNIERE NOUVELLE  Bon c'est vrai que l'équipe arrive en quart, alors, avec tous les médias ont part pour le méa culpa. Je m'excuserais si ont est en demi-finale, c'est promis...

TOUTES NOS EXCUSES A L'EXCELLENTE EQUIPE DE FRANCE

Désolé pour l'erreur mon petit Pascal, mais est-tu le Pascal de la Cabanne?

ml

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