mardi, 10 octobre 2006

Deux couleurs

medium_images.11.jpgMême sans se mentir au fond. Je dérape à ton ombre. Je suis envahi du rouge charnel que tu portes à moi. Il arrive à ce point qu'il est impossible de ne pas se laisser envahir. Doucement j'exile à mon regard ce qui n'est pas à cet instant une part de toi. Mon goût acide, délicieux poison, petit truc de trac qui toque sur mon tic-tac.

Ruse subtile tu es, une fumée douce, jolie et belle à ton coeur défendant. Quand même. Je m'invites à notre nous. Si magique fut-il. Alors, comme après le mirage, sous la patine nous devinons en nos yeux la pousssière de ce qui fait l'instant. Il est si rare, volatile. Drôle de moment suspendu à d'autres temps. Juste le temps de se laisser aller.

L'affiche est alors la plus belle. Comme à l'instant où il se lève celui que d'autres nomment le soleil. Au plus profond qui n'existe pas nous gagnons le soin de la couleur unie.

Comment ne pas la penser rouge.

ml

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