samedi, 28 octobre 2006

Ne dites pas enterrement

medium_tul.jpgMarche au soleil. Pas de mots prononcés. Juste des épines, murmures incompréhensibles. En somme, réflexions sur mon lit qui se noient en sanglots blancs. Peine. Et pour le lendemain penser à ce que l'on veut dire. Peut dire. Blanc, encore. Petite vie, passée en vitesse. Envie de pluie qui tombera ce jour là.

Alors il faudra plutôt que de la fulgurante peine, de la fierté d'avoir aimé.

Je t'en éclaterais de la pudeur. J'irais à voir plus loin que nos visages peinés. Je grandirais encore de toutes ces larmes. Pour les avoirs ces couteaux de peines. Un discours, mais ne vais-je pas voler ces moments de tristesse. Ou bien se sera juste moi. Mes travers que tu aimais aussi, je crois. Juste moi qui aime à montrer ce que je ressens. Il y aura trop de verve. Mais ce sera moi. Il y aura trop d'ego encore. Mais ce sera moi, là encore.

J'ai envie de dire. Tu nous quittes dans ton éclatante liberté. Tu restes le rouge et le piquant à la fois. J'ai aussi envie de m'interdire, de fermer ma gueule. Prémonitoires leçons du passé. Une main moite sur les touches grasses du clavier. Petitesse du requiem le coeur gros comme quoi?!

Enfin, car il en faut toujours une comme aujourd'hui, une volonté de dire des choses simplement. Chercher le "triste tropique", l’insoutenable légèreté du fait que même ce jour là est un jour de vingt quatre heures comme les autres. Que la terre tourne toujours. Petit recueil de ce que l'on va pouvoir me consoler.

Tu rêves toujours, oublie sûrement ce que je n’ai pu te dire. Aussi, quand j’imagine le silence du vent après que les « gens » soient parti, je file un grand sourire. Ma vie est repassée en avant puis en arrière.

Avant de tomber un peu dans l’abîme plus bas, il faut que j’écrive, on est que des vies du lendemain.

ml

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