samedi, 02 juin 2007
Sandaïa DANSE AVEC LA MORT AINSI SOIT LE DARFOUR
On cour, du bleu sur du jaune. Le soleil assome toujours un peu plus, un peu plus bas. Des cavaliers, des colonnes de feu. Ils placent du coton dans leurs bouches puis y mettent le feu. Là, déjà, dans leur décor poussé un peu plus dans la misère. Pour qu'au matin s'épende leur sang.
Ton nom Sandaïa, sonne déjà comme une disparition. Sept lettres prémonitoires. Toujours elles s'effacent. Un explorateur. Là-bas en plein désert, belles et larges plaines du Darfour. Massacrés dans les dunes, ont leur arrache le coeur. Solitude blanche, presque lunaire se noie dans l'affligente indiférence.
Ont les brûle, je répête ont leur arrache le coeur.
Sandaïa arrête de courir, pour qu'il puisse laisser son corps pourrir au soleil. Qu'il le laisse lui pourrir au soleil. Ils arriveront trop tard. N'auront qu'un corps mort à brûler. Ils ne seront alors que des charognards.
Sandaïa, avant qu'il pleure, avant que tout ne s'arrête; il était un homme.
ml
08:55 Publié dans - M L, De vous à nous | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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