vendredi, 19 juin 2009

Bzzz

DSC02061.JPGJuste un petit peu, encore, à se dire juste un peu n'importe quoi. Comme si le but n'existait plus. Les, petits mots, se collent encore sur ma bouche. Ne décollent pas, ce qui est beau c'est bien leurs inutilités.

Juste un moment mièvre, instantané, bon à téléviser. Petite parodie de nous même, reste à porter aux vents ce qui nous reste de solitude. Me reste t-il seulement un gramme de suffisance aux vents mouillés ?

Les vents veillent, s'essouflent, peut-être...

A y croire encore un peu, je dirais. Je dirais, même seul, même si tu n'existais pas, que les soleils sont mauves, amères mais piquants à êtres touchés. Ils nous suent, entêtent se pâment encore et encore.

Quand ils laissent place à la nuit, un jour. Elle s'étire de tous son long, comme toi finalement; glisse doucement sur la chaleur pour devenir chaleur à son tour, comme toi. S'insinuer à nos corps, lentement puis rapide et encore et encore jusqu'à la nuit totale. Comme nous. 

ml

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