lundi, 12 mars 2007

La lune n'a rien dit

medium_ges.jpgUne année en hiver il devait être huit heures à la fin du jour, de l’autre côté du lac.
D’où vient le jour, je ne sais. A force du blanc des nuits à chercher la hauteur des girafes, ils se sont retrouvés nus sur le toit du monde. Assister à la logique du double aveu : son éthique des amoureux équivaut à sa logique des cerises. Lui, ne pourra répondre que par une esquisse, que la loi des amoureux aboutit invariablement à la nécessité des corps. Elle comprendra « la nuit sans mon corps, je rêve de moi, florence et les sept mains ».
Plus loin : « et s’il nous était donné la nuit du triangle quand bien même, ne dites plus qu’il vous aime ».
Encore, elle se raccroche, un jour sans toi, ce jour du manège, je serai dénudée, tu seras mon prétexte amoureux. Encore revient dans ses songes le prix du jour, celui qui sonnerait le dernier verre, au bout du lac. Là où tu disais : il en est de la politesse de l’infidèle comme de l’éthique des amoureux : un jour sera le jour du silence.
A nos corps amoureux, tout redevient opaque, un jour sans toi, une vie sans toi, principes de tout amant. « Et tu verras le lac », sûr que tu ne le verras plus. Les lacs sont toujours trop courts, comme de l’ironie du singe, il faudrait s’en méfier. N’oublie que ton désir, je t’avais prévenue : la lune n’a rien dit.
Florence C.T

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