dimanche, 29 avril 2007
Absolution mélancolique.
Un rendez-vous fortuit. Au cours de la journée, l’idée même du rendez-vous reviendrait plusieurs fois pour oublier d’attendre. On ferait une chose et l’autre. Il ferait calme et la chaleur travaillerait au dehors. Elle travaille le ciel et la pierre de l’autre côté, elle travaille les rues et la ville tout entière abasourdie et désertée. La raison fait qu’on la devine de l’intérieur et qu’on ne lui fait pas face. Il y a le silence de la chaleur, plus probablement. Ce qu'elle mortifie, aussi. Quelque chose de palpable. Plus tard alors, l’apéritif aux heures raisonnables où la chaleur se disperse, de ces soleils mourants d’autant plus pourpres et persistants qu’ils ont travaillé la surface, la fraîcheur estivale, une petite terrasse sous le soleil frémissant vient combler la mélancolie.
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D’autres fois il y aurait eu des journées pleines, des journées que l’on traverse sans les laisser nous parvenir, marcher au-delà, parcourir l’espace plus vite qu’il ne passe, ces journées où le soleil aura travaillé sur la peau, échaudé les esprits par le savant mélange de l’eau et des cris, ferveur futile et estivale, le parcours de la distance. il y aurait alors le moment de retour à soi, solitude essentielle d’une douche salvatrice et rituelle pour laver le sel de la peau quand la chaleur décline, un apéritif sur la terrasse parmi les gens lustrés aux yeux brillants, un martini frais et la chaleur encore présente, parfois quelques moments d’absence à regarder le soleil disparaître, sous fond de musique brésilienne, mourir un peu, quand on aura si vite cuit au soleil. Il faudra après avoir mis tant d'espoir au matin laisser respirer çà et là pour tout ce que, la tristesse, le regret, les remords, l'apaisement après la futilité ? comme l'expérience après l'innocence, le siècle meurtri, une fois de plus, cela était palpable, tout souffrait l’été maladivement au plus haut.
Elsa O.
17:20 Publié dans - Elsa O. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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