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vendredi, 17 août 2007
Rencontre
Lorsqu'elle t'enveloppe. Impuissant au charme, peu de sel. Avance encore, l'air est alors aussi léger que cette eau claire. Pour savoir, plus tard, encore, à se replonger en soit même.
La Mer Noire, est là, doucement irresistible comme une ombre, presque au limite de ta latance. Même, en se penchant un peu, en avancant un peu, pour une seconde ne plus savoir qu'elle est là.
Manifeste doucement en millions de clapotis, s'irrisent à l'infinis sur la mer lasse. Quant soudain le grognement d'un cargo qui va souffler le lisse jusque contre tes jambes. Puis l'on relève la tête, déjà changé, déjà un peu plus tard dans le temps dissous en ondée. La pluie viendra plus tard, juste après que les nuages aient touché l'eau.
Elle, peu de sel, attend encore et toujours, sa rencontre, celle de la pluie, celle de toujours celle de toute sa vie. Reculera ce soir jusqu'à se blottir. Voir toujours au matin comme une tristesse infinie de retour après le rendez-vous : la pluie n'est pas venue.
ml
11:30 Publié dans - M L , Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note