jeudi, 12 juin 2008

Dom-dom sous la pluie

11 mai            Ce soir la nuit est morte

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Essai – post scriptum -  de l’ennui du dépit amoureux

La nouvelle est tombée par SMS ou MMS je ne sais plus, je ne sais pas. « Ce soir la nuit est morte ». Première remarque : le message est expédié à 15h22, l’identité, j’ai envie de dire « ton identité » n’est pas masqué.

Aux alentours de 15h00, rien n’existe plus, je crois que c’est ce qu’il faut comprendre. Le téléphone affiche ces six mots. Je passerai un temps fou à les décortiquer. Triste et drôle pour moi-même, je passerai un temps fou à les segmenter comme l’aurai fait, peut-être l’ami Luchini.

15 mai            Chaque fois qu’elle pleure

Où l’on peut dire « un seul être vous manque »

En même temps que les larmes, acryliques, ruissellent. C’est souvent, voir toujours la même chose. J’ai envie que nous soyons nus dans ces moments là. Pas pour nous jeter l’un sur l’autre. Mais j’ai l’impression que nous approcherions le moment de remettre les choses à plat. Je ne suis vraiment qu’un con de mauvais romantique. Chaque fois qu’elle pleure et puis après… Longue, longiligne et belle plante à sa rosée magnifique.

Il arriva que nous pleurions ensemble, mais c’est une autre histoire.

 

15 mai            Huit heure à la fin du jour

Nous partîmes, pas à dix mille, jusqu’au bout de la nuit, mais pas celle de Céline. Juste les yeux rougis de fatigue pour s’endormir un peu plus qu’après huit heure. C’est forcément un jour de soleil, il fait doux, forcément. Rien n’est comme d’habitude, la journée est prise à contre pied. C’est juste comme le matin sans la nuit avant. Ces jours là comme il est facile de te dire « je t’aime »

31 mai            Le mécréant courtois

Je n’ai tout simplement rien dit. Collègues de travail, amis (sauf ceux qui devaient savoir par la force des choses). Je crois qu’au fond il s’agit juste de croire que la situation est temporaire. Il faut être bien urbain pour dire « oui … elle va bien », « nous avons fait … »  et blablabli et blablabla. Je devrais tous raconter et en profiter pour dire, par exemple, à Jean-Paul qu’il m’emmerde. Mais bon je crois encore que rien n’est éternel.

2 juin              Le principe de l’amant

Ready made Sophie Cale, cherchez pour voir.

Grand livre rose. Sophie Cale qui me raconte sous toutes les coutures l’analyse (post-mortem ?) d’une rupture. Je lis le mail qu’elle reçoit de lui pour envoyer à eux et nous faire lire à nous. Là est notre rupture, petite, définitive, bavée sur le tirage de luxe de Sophie C. J’ai bien évidemment envie de prendre des photos mais c’est un peu tard pour des photos de toi. Je décide de communiquer ton SMS (ou MMS) à Sophie C. Un peu tard pour son livre mais bon…

 

3 juin              La lune n’a rien dit

Merci de comprendre que sa présence me manque autant que je pense à son absence et à son ancienne présence. Bref, j’ai du mal à dormir depuis quelque temps. Une certitude s’impose à moi : la lune n’a rien dit.

10 juin                        Le bout du lac

Sortie entre collègues – j’en reviens à l’instant- Chiffres : deux jours, dix-neuf personnes, dix canoës ou kayaks (j’ai jamais sût …) L’idée d’une relation m’excite à nouveau. Je ne peux ignorer le sens de mon corps quand C me parlait à la veillée. Sans la présence de  D dans la tente je crois que j’aurais prolongé la sensation. Superbe deux jours, fraternels, on est léger parfois.

P.S : j’ai dévoilé la vérité, tout le monde déjà au courant, sujet apparemment banal, déçu.

10 juin                        Ne dites plus qu’il vous aime

Où l’on craque comme pour une cigarette

Sauf qu’il n’est pas écrit « rappeler votre ex nuit à votre santé » sur le mobile. Les sonneries me parlent me disent « puisqu’on vous dit que c’est non ». Puis la boite vocale, nouveau message, voie détendue, agréable. Je me surprends à penser « tu ne ferai pas ça pour moi ». Onomatopées type « grou grou », « eemm ». Pas de message. Y a pas à dire qu’en on reprend à fumer on se trouve vraiment con.

22 juin                        La logique des cerises

C’est ton anniversaire aujourd’hui. Je ne pense pas continuellement à toi. Mais bon. Je décide de ne pas t’appeler. Geste sans conséquence, ridicule, n’atteignant même pas le stade du premier battement d’aile du papillon. Il faut bien que j’y pense, ton anniversaire, notre premier baiser aussi. Le jour –un- après l’été. Moi qui suis si cartésien je n’ai jamais été aussi mystique. Je suis sauvé : soirée par hasard, nombreux coups à boire je n’émergerai que le vingt-trois. Ouf.

30 juin                        N’oublie que ton désir

Quand il convient de redevenir un macho, un vrai avec juste une bi..e

Suite de la soirée du vingt-deux, même personne mais avec une lyonnaise en plus. Jamais vécu ça. Elle en veut à mon corps, juste celui-là. Aucun autre ce soir là. Soirée – bar – ivres – chez moi – lyonnaise – chaud et puis s’en va. Je ne met pas plus d’une heure (une fois  que P est partie) à réaliser que je ne suis ni Rocco Siffredi ni Sean Pen.

 14 juillet          Le mot « oublie »

Quand le jour férié s’en mêle. Jour pataugeoire où même la tapisserie des chiottes me fait penser à toi. Idéalisation maximum, spleen maximum avec de surcroît une chaleur … Ok je sors boire un café au soleil, las… Re-ok je me matte un bon film, las, encore. Même Charles Villeneuve et le défilé ne me dérident pas. Attendre pour aller se coucher. Ce mot oublie veut-il dire quelque chose ?

15 juillet          Une nuit sans mon corps

A quatorze juillet pourri, quinze heu c’est fini…

Envie de sexe toute la matinée, même en déjeunant avec les amis. J’ai l’impression que ça se voit, que ma voie transmet cette excitation qui me colle à la peau. Je suis « bête » aujourd’hui. Après le repas une érection ne me lâche pas. Une copine me propose d’aller jouer aux cartes, ok mais il faut se lever, marcher et je suis en bermuda. J’ai envie de lui proposer autre chose… Pour finir je fini dernier et ivre à la contrée.

P.S : je m’endors sans bander

16 juillet          Le dernier verre

Re-soirée carte, on prend les mêmes et on recommence. On dirait bien que c’est Marine cette fois qui est dans en état de manque. J’ai en tout cas cette impression. Longue soirée chez ami ayant grande maison et grand jardin. Rhums arrangés plus cartes égal dernier verre refusé. Au moment ou je met ma clef dans ma serrure je réalise que j’ai laissé filer l’occasion.

20 juillet          La nécessité des corps

Delirium absurdus ecritus

Je me permets de livrer ici ce que je me trouve à écrire vers vingt-deux heures ce 20 juillet. « Je restes à me contempler moi et moi seul ici en ce corps là. J’ai éteint mon téléphone. Honte absolu, je dois bien dire que je me sens seul. Physique et affective, pensées tout à la fois lubriques et affectueuses m’assaillent. J’irais bien à Lacoste ou à Vaison la Romaine voir si du cœur quelqu’un m’attire ou si j’attire quelqu’un. Coincé à la torpeur d’une terrasse elle arrive… »  J’enregistre sur l’ordinateur, s’il s’était agit d’un papier j’aurai déchiré.

23 juillet          Une nuit blanche

Il s’agit d’un petit village à une vingtaine de kilomètres de Dax, dans les Landes. Nous sommes arrivés depuis deux jours. La maison est vaste et le jardin hyper agréable. Soirée féria dans petit village. A l’ancienne, nous nous retrouvons à toute la bande à prendre le petit dej à sept heures du matin. Envie de changer de vie, il fait doux et bon. L’été me fait toujours autant d’effet et l’alcool aussi…

24 juillet         La fin du jour

Ambiance fin de siècle, le jour ne finit pas de venir à bout de moi. Midi tous le monde dort sur les miettes de pins. Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle… Je m’endors en contemplant les fesses de Natacha, à moins que ce ne soit elle qui ne s’endorme en contemplant les miennes. Tiens, tiens …

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