samedi, 20 juin 2009
Il te regarde
Il te regarde, pas très sûr,
De la glace coule sur son corps,
Où devant tes yeux qui voient son corps,
Sous le voile, magique,
Tu devines ce qu’il dirait s’il te voyait.
Déjà, il regarde ailleurs.
Déjà il ne t’a pas vu, encore,
Il doit être sûr que tu n’existes pas,
Un jour il écrira que tu n’existes pas,
Il mettra en bas de la page qu’il faudrait t’inventer.
Il s’imagine des choses à mille lieux,
Il ne peut pas mieux t’ignorer,
Déjà, la défaite, apprivoisée, murmure,
Tu ne peux plus regarder ce soleil,
Même ces mains, quand tu le regarde de biais te font du mal,
Ces mains te battent jusqu’aux larmes invisibles.
Tu es invisible, et c’est ton drame,
C’est peut-être ton seul lien à lui,
Il consent à tes silences,
Il s’approche maintenant doucement de la table,
Il est au comble de ce qui pourrait briser ton silence,
Et c’est toujours trop court, il passe,
Demain, encore, à seize heures,
Tu viendras peut-être.
Il est toujours trop loin,
Il est toujours trop court,
Il sourit toujours,
Il s’échappe pour le demain,
C’est ta définition de l’amour,
Il, toujours dommage, encore,
Il, comme un port, toi, un bateau.
ML
20:30 Publié dans - M L, Poèmes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : poèmes
vendredi, 19 juin 2009
Bzzz
Juste un petit peu, encore, à se dire juste un peu n'importe quoi. Comme si le but n'existait plus. Les, petits mots, se collent encore sur ma bouche. Ne décollent pas, ce qui est beau c'est bien leurs inutilités.
Juste un moment mièvre, instantané, bon à téléviser. Petite parodie de nous même, reste à porter aux vents ce qui nous reste de solitude. Me reste t-il seulement un gramme de suffisance aux vents mouillés ?
Les vents veillent, s'essouflent, peut-être...
A y croire encore un peu, je dirais. Je dirais, même seul, même si tu n'existais pas, que les soleils sont mauves, amères mais piquants à êtres touchés. Ils nous suent, entêtent se pâment encore et encore.
Quand ils laissent place à la nuit, un jour. Elle s'étire de tous son long, comme toi finalement; glisse doucement sur la chaleur pour devenir chaleur à son tour, comme toi. S'insinuer à nos corps, lentement puis rapide et encore et encore jusqu'à la nuit totale. Comme nous.
ml
08:25 Publié dans - M L, De vous à nous | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note