dimanche, 13 juillet 2008
Complot, comptines et autres sauts d'été
Tous s'égare et on craint bientôt de ne plus rien y comprendre. S. Royal, la si bien nommée, se sent traquée par des forces occultes. Oui c'est bien un cambriolage, hich politic cooomplot. A peine croyable, on s'attendrait presque à entendre Raffarin parler anglais ou VGE nous faire une petite leçon de choses. Pendant ce temps là à l'Elysée nul n'est question de complot mais de petit sourdine. Carla et sa came, Carla orpheline d'une tournée qui sans avoir lieu fait pourtant tant parler. Tapie revient à ses milliards (non à ses millions, il faut bien re-commencer par quelques chose).
Tout ça sent bien l'été, tout est ivres, les trente-cinq heures font des bulles avant de se transformer en pure eau plate. Le 12 juillet 2008 est officiellement devenu un souvenir et Bachar aime bien finalement Paris.
On regrettera peut-être Marc ô, Ruquier ou plus consensuellement PPD, mais que voulez-vous tous va trop vite tout passe trop vite... Les manifs n'interressent plus personne !!! Bref c'est le bordel silencieux à la française, une seule question se pose alors : Pastis ou Ricard ?
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mercredi, 09 juillet 2008
Anthologie des correspondances névrotiques - Chapitre VIII
For what it’s worth, Buffalo Springfield - mp3
Lettre à ma Blonde.
A quelques mètres de la californienne so hot et surtout so cliché, pas loin.
Auprès de ma blonde, celle qui s’en souviendra, la blonde diaphane, pulpeuse ou tout simplement celle qui laisserait sourdre un peu de folie, briser la glace entre deux verres, ma blonde que je voudrais encore plus folle, plus esseulée et dépressive, celle qui trempe un prozac en pousse-café dans son whisky en éclatant de son rire insupportable, celle qui aura su faire voler en éclats ce qui restait de la blonde ficelée au cadre, étouffée par sa triste image de baby doll pré-Marilyn post-péroxydée. Ma blonde glaciale effrontée et brûlante suffoque sous le plastique du linceul vicié, la marque de son lipstick deep red souffreteux bave gentiment au contact de la buée just for fun, elle s’étouffe de plaisir end of the trip.
C’est aussi ce que j’ai pensé en revoyant ma blonde préférée, plus hitchockienne que californienne, ma blonde à moi s’appelle un flash photographique comme une épreuve surexposée au babyliss, lapsus d’un œil trop lustré d’avoir halluciné le clair obscur de ses attentes lascives, postures et impostures de my classic, dirty and so convenient blonde, petit nez mutin et pommettes blushées strass, so gorgeous end of the strip
Je voudrais qu’elle se souvienne comment elle est arrivée ici, ma blonde épurée, l’allure défaite et dégingandée, les cernes bistres et le rimmel roulé sous les cils, valise à la main, un mégot fumant entre deux doigts, l’allure et fine et détruite, ma blonde chétive et désaxée, un râle en guise de réponse histoire d’enterrer les pin up and down, elle évase sa démarche volontairement pour n’être plus que dans les à peu près, émaciée et gracile , peau translucide et maladive, son vernis comme une tache de sang constellé, elle, dont le rire grave me rend si pauvre et laid et cruel de n’atteindre pas sa grâce de pétasse indomptée.
Il faisait une chaleur à crever quand elle est arrivée, on était tous là, accoudés à la voiture à tenir les murs, on a entendu ses talons noirs qui crissaient sur le bitume brûlant, on était épatés, même qu’elle est passée sans nous voir, dans un moment d’inconscience, goguenard, j’ai lancé « Light my fire Kelly » alors elle s’est retournée, comme ça, juste ses yeux mais merde, j’avais pas l’air malin, comme qui dirait j’en menais pas large, elle m’a jeté un regard ça voulait dire right here right now, un regard comme ça à un chic type comme moi, j’en aurais pleuré.
Diaphane, la blonde, qu’on se le dise et redise, elle voudra qu’on lui rende ce qu’on lui a volé, lunettes noires et vernis rouge, dents blanches et clefs sur le contact, elle me regarde et piaille de sa voix de ripaille, Honey, what the hell are u doing ? et tout pétri et crétin de fierté sous mon chapeau, Ray ban sur le nez, j’ai pensé : I am such a lucky man.
Elsa O. 2006
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jeudi, 12 juin 2008
Dom-dom sous la pluie
Essai – post scriptum - de l’ennui du dépit amoureux
La nouvelle est tombée par SMS ou MMS je ne sais plus, je ne sais pas. « Ce soir la nuit est morte ». Première remarque : le message est expédié à 15h22, l’identité, j’ai envie de dire « ton identité » n’est pas masqué.
Aux alentours de 15h00, rien n’existe plus, je crois que c’est ce qu’il faut comprendre. Le téléphone affiche ces six mots. Je passerai un temps fou à les décortiquer. Triste et drôle pour moi-même, je passerai un temps fou à les segmenter comme l’aurai fait, peut-être l’ami Luchini.
15 mai Chaque fois qu’elle pleure
Où l’on peut dire « un seul être vous manque »
En même temps que les larmes, acryliques, ruissellent. C’est souvent, voir toujours la même chose. J’ai envie que nous soyons nus dans ces moments là. Pas pour nous jeter l’un sur l’autre. Mais j’ai l’impression que nous approcherions le moment de remettre les choses à plat. Je ne suis vraiment qu’un con de mauvais romantique. Chaque fois qu’elle pleure et puis après… Longue, longiligne et belle plante à sa rosée magnifique.
Il arriva que nous pleurions ensemble, mais c’est une autre histoire.
15 mai Huit heure à la fin du jour
Nous partîmes, pas à dix mille, jusqu’au bout de la nuit, mais pas celle de Céline. Juste les yeux rougis de fatigue pour s’endormir un peu plus qu’après huit heure. C’est forcément un jour de soleil, il fait doux, forcément. Rien n’est comme d’habitude, la journée est prise à contre pied. C’est juste comme le matin sans la nuit avant. Ces jours là comme il est facile de te dire « je t’aime »
31 mai Le mécréant courtois
Je n’ai tout simplement rien dit. Collègues de travail, amis (sauf ceux qui devaient savoir par la force des choses). Je crois qu’au fond il s’agit juste de croire que la situation est temporaire. Il faut être bien urbain pour dire « oui … elle va bien », « nous avons fait … » et blablabli et blablabla. Je devrais tous raconter et en profiter pour dire, par exemple, à Jean-Paul qu’il m’emmerde. Mais bon je crois encore que rien n’est éternel.
2 juin Le principe de l’amant
Ready made Sophie Cale, cherchez pour voir.
Grand livre rose. Sophie Cale qui me raconte sous toutes les coutures l’analyse (post-mortem ?) d’une rupture. Je lis le mail qu’elle reçoit de lui pour envoyer à eux et nous faire lire à nous. Là est notre rupture, petite, définitive, bavée sur le tirage de luxe de Sophie C. J’ai bien évidemment envie de prendre des photos mais c’est un peu tard pour des photos de toi. Je décide de communiquer ton SMS (ou MMS) à Sophie C. Un peu tard pour son livre mais bon…
3 juin La lune n’a rien dit
Merci de comprendre que sa présence me manque autant que je pense à son absence et à son ancienne présence. Bref, j’ai du mal à dormir depuis quelque temps. Une certitude s’impose à moi : la lune n’a rien dit.
10 juin Le bout du lac
Sortie entre collègues – j’en reviens à l’instant- Chiffres : deux jours, dix-neuf personnes, dix canoës ou kayaks (j’ai jamais sût …) L’idée d’une relation m’excite à nouveau. Je ne peux ignorer le sens de mon corps quand C me parlait à la veillée. Sans la présence de D dans la tente je crois que j’aurais prolongé la sensation. Superbe deux jours, fraternels, on est léger parfois.
P.S : j’ai dévoilé la vérité, tout le monde déjà au courant, sujet apparemment banal, déçu.
10 juin Ne dites plus qu’il vous aime
Où l’on craque comme pour une cigarette
Sauf qu’il n’est pas écrit « rappeler votre ex nuit à votre santé » sur le mobile. Les sonneries me parlent me disent « puisqu’on vous dit que c’est non ». Puis la boite vocale, nouveau message, voie détendue, agréable. Je me surprends à penser « tu ne ferai pas ça pour moi ». Onomatopées type « grou grou », « eemm ». Pas de message. Y a pas à dire qu’en on reprend à fumer on se trouve vraiment con.
22 juin La logique des cerises
C’est ton anniversaire aujourd’hui. Je ne pense pas continuellement à toi. Mais bon. Je décide de ne pas t’appeler. Geste sans conséquence, ridicule, n’atteignant même pas le stade du premier battement d’aile du papillon. Il faut bien que j’y pense, ton anniversaire, notre premier baiser aussi. Le jour –un- après l’été. Moi qui suis si cartésien je n’ai jamais été aussi mystique. Je suis sauvé : soirée par hasard, nombreux coups à boire je n’émergerai que le vingt-trois. Ouf.
30 juin N’oublie que ton désir
Quand il convient de redevenir un macho, un vrai avec juste une bi..e
Suite de la soirée du vingt-deux, même personne mais avec une lyonnaise en plus. Jamais vécu ça. Elle en veut à mon corps, juste celui-là. Aucun autre ce soir là. Soirée – bar – ivres – chez moi – lyonnaise – chaud et puis s’en va. Je ne met pas plus d’une heure (une fois que P est partie) à réaliser que je ne suis ni Rocco Siffredi ni Sean Pen.
14 juillet Le mot « oublie »
Quand le jour férié s’en mêle. Jour pataugeoire où même la tapisserie des chiottes me fait penser à toi. Idéalisation maximum, spleen maximum avec de surcroît une chaleur … Ok je sors boire un café au soleil, las… Re-ok je me matte un bon film, las, encore. Même Charles Villeneuve et le défilé ne me dérident pas. Attendre pour aller se coucher. Ce mot oublie veut-il dire quelque chose ?
15 juillet Une nuit sans mon corps
A quatorze juillet pourri, quinze heu c’est fini…
Envie de sexe toute la matinée, même en déjeunant avec les amis. J’ai l’impression que ça se voit, que ma voie transmet cette excitation qui me colle à la peau. Je suis « bête » aujourd’hui. Après le repas une érection ne me lâche pas. Une copine me propose d’aller jouer aux cartes, ok mais il faut se lever, marcher et je suis en bermuda. J’ai envie de lui proposer autre chose… Pour finir je fini dernier et ivre à la contrée.
P.S : je m’endors sans bander
16 juillet Le dernier verre
Re-soirée carte, on prend les mêmes et on recommence. On dirait bien que c’est Marine cette fois qui est dans en état de manque. J’ai en tout cas cette impression. Longue soirée chez ami ayant grande maison et grand jardin. Rhums arrangés plus cartes égal dernier verre refusé. Au moment ou je met ma clef dans ma serrure je réalise que j’ai laissé filer l’occasion.
20 juillet La nécessité des corps
Delirium absurdus ecritus
Je me permets de livrer ici ce que je me trouve à écrire vers vingt-deux heures ce 20 juillet. « Je restes à me contempler moi et moi seul ici en ce corps là. J’ai éteint mon téléphone. Honte absolu, je dois bien dire que je me sens seul. Physique et affective, pensées tout à la fois lubriques et affectueuses m’assaillent. J’irais bien à Lacoste ou à Vaison la Romaine voir si du cœur quelqu’un m’attire ou si j’attire quelqu’un. Coincé à la torpeur d’une terrasse elle arrive… » J’enregistre sur l’ordinateur, s’il s’était agit d’un papier j’aurai déchiré.
23 juillet Une nuit blanche
Il s’agit d’un petit village à une vingtaine de kilomètres de Dax, dans les Landes. Nous sommes arrivés depuis deux jours. La maison est vaste et le jardin hyper agréable. Soirée féria dans petit village. A l’ancienne, nous nous retrouvons à toute la bande à prendre le petit dej à sept heures du matin. Envie de changer de vie, il fait doux et bon. L’été me fait toujours autant d’effet et l’alcool aussi…
24 juillet La fin du jour
Ambiance fin de siècle, le jour ne finit pas de venir à bout de moi. Midi tous le monde dort sur les miettes de pins. Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle… Je m’endors en contemplant les fesses de Natacha, à moins que ce ne soit elle qui ne s’endorme en contemplant les miennes. Tiens, tiens …
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vendredi, 04 janvier 2008
deuxmilluix
Amis de la poésie, de l’autodérision, de la charcuterie et du saucisson,
Bonjour,
Je vous souhaite à tous une année sans hic même si 2008 s’annonce (dans un accès lyrique et sur un air « Borique » )
l’année :
De la pensée unique
Et de l’esprit inique,
Des fumeurs hystériques
Et des opportuniques,
De la graisse dans le moteur
De tous les promoteurs
Et des contrats joufflus
Pour quelques corrompus
De la carlabrunique
Et son amant toxique,
Du port de la francisque
Et de la rhétorique
(HïenfinHic)
Quelques délicatesses
Trois petits tours de fesse
Un ou deux p’tits bonbons
Et emballé l’torchon
Sans-papiers hygiéniques,
Virés à coups de trique,
Retour sur Air Afrique
Pour un voyage unique !
(Assurancetoutrisque)
Bienvenue chez les champions
De l’humanisation
Au pays des droits de l’homme
De Gomorrhe et Sodome
Celle du règne du fric
Et des apparatchiks
Sous le signe apostolique,
De Saint Bigard d’Utique
(Authentique !)
Tintin et le colonel
Tintin en Israël
Tintin revient de Chine
Tintin reçoit Poutine
Univers fantastique
Totalement mirifique
Aux valeurs métalliques
Juridico-éthiques
(Tactictactic)
Tintin aime les bijoux
C’est un vrai touche à tout
Les yachts et les patrons
Tintin c’est pas Tonton
Pendant que nous, lombrics
Travaillons tous au SMIC
Pour gagner quelques briques
Pour une retraite merdique
(T’as qu’à voir Derrick)
Tintin fait son jogging
Se croyant à Palm Springs
Sourire aux journalistes
Regardez-moi l’artiste
Pendant que les smicards
Dorment dans leurs placards
Se levant à 5 heures
Pour engraisser « Môssieur »
Tintin aime la musique
Le ciné et les frites
Et entre quelques tics
Il nous dicte not’conduite
Bénie par Oncle Dick
Ton pote d’Amérique
L’année sera mythique
Voire pharaonique
Amateurs de Kubrick,
Soyez pas nostalgiques,
Restons surtout critiques
Et totalement cyniques
(Crotte de bique)
Pour plus de réalisme,
Et d’anticonformisme
Pour moins de paludisme,
Et moins de botulisme
(Santé publique obligsme)
Cet air fantaisiste,
Un brin surréaliste
Un soupçon subversif
Mais très inoffensif
(Sapristif !)
Je vous le laisse en bouche
Vous jugerez à la louche
Le talent du conteur
Et du conspirateur.
Une tourniquette
Pour faire la vinaigrette
Un bel aérateur…
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vendredi, 14 décembre 2007
Enfonce le clou cow boy (pour rappel et bis repetita)
Alors qu’est-ce qui est choquant, que faut-il voir sur ce qui pourrait être la photo de Libération « attendez voir », l’absurdité de celui qui par sa seule présence propose 46 emplois dans une ville qui en demanderait des millliers. Ou bien que la « survie » des habitants harcelés ne puissent être défendu de manière moins spectaculaire. Attendez voir et vous verrez que ce monsieur Sarkozy ne nous renvoie qu’à nos fantasme de Kalahan ou autre inspecteur Harris qui prétendent eux aussi, mais seulement en fiction, qu’ils vont nettoyer la ville. Et oui, n’en déplaise à la volonté du ministre de parler « vrai » certains mots sont choquant et ont une sonorité quelque peu sombres. Le poids des mots n’est pas qu’une aparthé intellectuelle compris par la seule élite. Au karcher le quartier, pourquoi pas, mais avec d’autres mots, sans annonces ni miettes d’emplois.
Surclassés les supers-héros, mis au rebut tous ces attentistes voilà notre nouveau prince urbain à qui pousse des idées comme des champignons. Mais la cité n’est pas une carcasse roulant à vive allure qui pourrait se faire flascher au moindre faux pas. Elle est une somme de logiques, de vies dont certaines font « chier le monde », elle est une somme de toutes les peurs comme dirait l’ami Tom Clancy. Entre l’attentisme sociologique et la démagogie de bazar il n’y a pas à choisir mais à rechercher. On peux tromper une fois mille personnes mais pas mille fois mille personnes…
ml
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mercredi, 14 novembre 2007
Perdus dans notre nuit
En avançant dans la nuit, tout devenait érotique. Flou, rubans, douceurs emportées, pas tremblants. Déjà le crépuscule un peu doux, un peu violent. Puis je parvint à te toucher, à effleurer ta peau. C'est à cet instant que tout devint éléctrique. Chaque seconde, un gramme de ouatte parvenir à nous deux, repartir, revenir.
Me jeter dans tes bras, nous sommes partis ailleurs. Le temps reviendra bien un jour...
08:27 Publié dans - M L , De vous à nous | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
jeudi, 11 octobre 2007
Un si doux hivers
Il s'agissait d'un désert triste. Une sorte de romance jamais achevée. Là où des routes sinueuses se carraissaient sans fin. Certain marchaient, on eu dit même depuis le début. A force ils frôlaient même des points où il semblait que deux chemins puissent se croiser. En attendant ils attendaient encore, passionnés par leur quête, oubliant à jamais comme dans leur paysage que des lignes parallèles ne se croisent jamais.
07:56 Publié dans - M L , De vous à nous | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
vendredi, 07 septembre 2007
Registres de langue.
"Je vais vous parler cash Monsieur le président, la glandouille des jeunes en banlieue, c'est fini." Diantre. On n'est pas choqués que quelqu'une s'adresse au président bien nommé de cette manière, faut croire qu'elle sait lui en dire Amara, des choses comme il les comprend. Dans la saison 1, il allait nous débarrasser de toute cette bande de racailles, Comment ? en les passant au kärcher. D'accord. Paroles assénées entre deux affichettes qu'il aura collées lui-même, "le respect ça change l'école." Et ce n'est pas être irrespectueux des gens que de parler comme cela. Pour sûr, M'sieur l'président. Heureusement que les élèves demandent de l'autorité maintenant, ça oui, ça tombe bien, avec moins de profs sûrement qu'il y en aura plus. Question de principe. A part ça, ça va, il marche Monsieur le président, il marche et il arpente des rues avec son baise-en-ville, il tape le bitume, entouré de ses hommes de main et de ses faire-valoir, les envoyés spécial Sarko, nouveau métier de l'année 2007, on en a plein les yeux, mais que ça donne pas beaucoup de boulot aux gratte-papier, pour ce qui s'y passe. En somme, on espère qu'un président qui respecte autant les gens saura faire respecter sa loi, parce que c'est un homme de loi, oui m'dame, il sait même faire sa loi quand ça l'arrange et poursuivre les voleurs de mobylette du fiston. Peut-être quelqu'un lui expliquera qu'un président élu ne bat plus la campagne. "Faut leur faire voir que tout ne se passe pas à Paris". C'est qu'il nous prendrait pas pour des jambons, s't'homme là en marchant dans les rues, il aura vite fait de mettre Paris en bouteille, le président du petit peuple en goguette, ah ça, pour sûr, on en aura vu des écoles, des commissariats et des agences immobilières. Quand viendra le temps où il se préoccupera de l'économie, pour parler cash, peut-être il marchera sur Wall Street, ou peut-être il finira par marcher sur la tête. En attendant, il faudra leur dire, tout de même, qu'on a beau parler jeune à l'Elysée, parler cash parce que sinon les gens en province y comprennent pas, on parle des gens quand même, et non, bordel, Madame Fadela Amara, même quand on s'adresse à Sarkozy, on n'est pas chez Mémé... on n'est pas chez Mémé.
Elsa F.
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lundi, 20 août 2007
Lac amère
Alors, comme une revanche amer, toutes les amantes de quitter à l'unisson. Ainsi la mer se retire, encore un peu avant de ne plus entendre leurs pas. Perdre le nous comme dirais l'autre.
Dans le noir au silence glacial, celui où la nuit t'entoure à peine en milliers de souvenirs. Bientôt viendra l'écriture mièvre un peu trop assurée. Glisserons comme sur des lèvres des mots à peine bien écorchés. Celà avant que les mots s'épuisent, juste ou moment où tu aurais eu le ton juste ... je crois.
Ils auraient glissés comme des paupières, suspendus au temps qui courent toujours un peu en eux. Sous l'effluve noir, des papillottes de plume, leur en donner à voir au cas ou, pour ensuite quelque part s'épencher; lac amère qui coule sans ne plus retenir son souffle.
ml
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samedi, 02 juin 2007
Sandaïa DANSE AVEC LA MORT AINSI SOIT LE DARFOUR
On cour, du bleu sur du jaune. Le soleil assome toujours un peu plus, un peu plus bas. Des cavaliers, des colonnes de feu. Ils placent du coton dans leurs bouches puis y mettent le feu. Là, déjà, dans leur décor poussé un peu plus dans la misère. Pour qu'au matin s'épende leur sang.
Ton nom Sandaïa, sonne déjà comme une disparition. Sept lettres prémonitoires. Toujours elles s'effacent. Un explorateur. Là-bas en plein désert, belles et larges plaines du Darfour. Massacrés dans les dunes, ont leur arrache le coeur. Solitude blanche, presque lunaire se noie dans l'affligente indiférence.
Ont les brûle, je répête ont leur arrache le coeur.
Sandaïa arrête de courir, pour qu'il puisse laisser son corps pourrir au soleil. Qu'il le laisse lui pourrir au soleil. Ils arriveront trop tard. N'auront qu'un corps mort à brûler. Ils ne seront alors que des charognards.
Sandaïa, avant qu'il pleure, avant que tout ne s'arrête; il était un homme.
ml
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